vendredi 14 octobre 2011

May Be a Drummer...

Chers amis mélomanes,

La découverte de ce qui peut être et de ce qui peut devenir pour chacun d'entre nous (c'est-à-dire les amoureux fous de musique) de l'inédit et de l'inouï en musique est, me semble-t-il, toujours une expérience des plus excitantes, des plus enivrantes et parfois même des plus oniriques. La dernière en date, pour ce qui me concerne : Guido May. Qu'est-ce donc que cela, Guido May ? Ou plus exactement, qui est-ce ? Cet énigmatique Guido May est un musicien, et il est plus précisément batteur... Quel type de batteur, me demanderez-vous ? Disons-le tout de suite : un batteur à la fois classique et moderne ; mais, au vrai, le seul batteur dont je désirerais vraiment la collaboration musicale et professionnelle pour remplacer Jeff Porcaro et pour être un autre Jeff Porcaro, c'est-à-dire pour être un autre Jeff Porcaro qui ne serait pas du tout Jeff Porcaro, tout en pouvant produire ce que ce dernier produisait et en le prolongeant (un peu à la manière de ce que Martin Heidegger disait de l'oeuvre d'art : elle n'est pas une chose, elle est "autre chose" qu'une chose ou que la chose, dans la mesure où, tout en étant une chose empirique pour nous dans le monde, c'est-à-dire tout en étant effectivement et également une chose ou la chose - cette chose -, elle est d'emblée une chose autre que la simple chose : c'est pourquoi elle est autre chose). Pour la première fois sans doute depuis la mort de Jeff Porcaro, je me suis mis à rêver et je me suis même imaginé vouloir entendre le grand Guido May (un véritable "illustre inconnu") jouant les partitions de "Rosanna", d'"Africa", de "Jake To The Bone", de "Gaucho", de "10 P.M.", de "Creature Stomp" ou de "The Lady in my Life"... Bref, vous l'aurez compris : Guido May est un batteur et un musicien plus que remarquables ; en tout cas, il est assurément un batteur et un musicien qui mérite d'être entendu et d'être découvert : bref, un "autre Jeff Porcaro" qui ne serait que Guido May... Un batteur pour Toto, pour Steely Dan, pour la musique en général, et, en plus, il est un remarquable batteur de jazz (c'est dans cette perspective que j'ai eu l'occasion et la chance de le découvrir - http://www.guidomay.com/).

Si funky, si sensuel, si efficace et si génial à la fois...

   

lundi 10 octobre 2011

Son of...

J'ai oublié : le concert de Joe Louis Walker a également été l'occasion de découvrir un remarquable musicien (un "illustre inconnu", pourrait-on se hasarder d'ajouter, à la façon d'Alain Gerber) ; son nom : Murali Coryell. Coryell, comme Larry Coryell ? La réponse est oui : le "fils de", donc, est à la fois chanteur (on l'a apprécié tel quel à plusieurs reprises, fort heureusement), guitariste (continûment), arrangeur, producteur et compositeur (certaines de ses propres compositions ont été à l'honneur durant le concert) ; il est en outre très talentueux et pourrait même avoir parfois du génie (et en plus de ça, francophone et peut-être francophile - il suffisait de remarquer les quelques regards et sourires de JLW emprunts d'admiration à son endroit, durant le concert)... En tout cas, les trois aspects principaux qui caractérisent la musicalité de cet excellent musicien touchent au chant (un Michael Bolton à la fois dirty et nasty, et aimant véritablement la musique, et ne vivant que pour elle), la guitare (un guitariste dont les parties rythmiques sont bluesy et funky, et dont les chorus sont efficaces et souvent pertinents), et l'entertainement (un peu racoleur sur les bords, mais sans jamais être vulgaire, ni provocateur, ne voulant qu'un échange désirable avec le public, et cela avec, quoi qu'il en soit, une sincère humilité et une certaine pudeur). Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré le fils de Coryell, et je n'ai donc plus que deux désirs : le découvrir absolument (j'ai vraiment envie de vous y inviter aussi), et le redécouvrir à nouveau sur scène.

Bien musicalement à vous.

Crossin' What ?

Chers amis mélomanes,

Aimez-vous Christopher Cross ?


Sunday Playback

Sur mon système dimanche dernier :

- Maynard Ferguson, Birdland Dream Band Volume 2 (CD BMG RCA VICTOR Gold Series 82876555662)
- Pierre de Bethmann, Cubique (CD PLUS LOIN MUSIC PL4521) 
- Mattew Shipp, Prism (CD hatOLOGY 549)
- Kevin Hays Trio, Live At Smalls (CD smallsLIVE SL - 0002)
- Earth, Wind And Fire, Illumination (CD Sanctuary Urban SANCD312)
- La grande histoire du jazz au temps du middle jazz et du bop 1952-1955 (CD 26, 27, 28 Le Chant du Monde 574 1925.49)






The Seventh : A Soul Voice

Le sept de ce mois, j'ai eu l'occasion et la chance de découvrir sur scène un musicien dont je connaissais le nom, mais dont je n'avais jamais entendu la musique : JLW. Qui se cache derrière ce JLW, me demanderez-vous ? Joe Louis Walker, c'est son nom : guitariste (émérite, bluesy, funky, rocky et parfois dirty et nasty), chanteur (j'y reviendrai), compositeur (efficace), arrangeur (efficace, également), producteur et artiste avant tout (avec à la fois une élégance et une désinvolture presque retenues, mais bien présentes). Si le concert que j'ai eu la chance d'apprécier fut presque en tous points remarquable et enthousiasmant (cinq musiciens dont le professionnalisme, la camaraderie et l'amour de la musique étaient perceptibles et indéniables, et donc appréciables pour les mélomanes), ce par quoi j'ai été vraiment subjugué durant ce concert, ce fut la voix de JLW : une superbe voix noire ; une voix Soul, tout simplement et définitivement... J'ai été complètement subjugué par cette superbe voix, parce que j'ai été happé par elle ; je ne pouvais pas m'empêcher d'être suspendu aux lèvres et aux expressivités de cette sublime voix : j'y ai entendu le blues, certes, j' ai également entendu parfois les accents violents du rock, mais j'y ai avant tout entendu la Soul, à l'origine de laquelle se situe le blues. Une Soul non mièvre, ni caoutchouteuse, mais une Soul dont le débit, les articulations et les intonations présentaient le chant et la musicalité du chant dans toute leur rugosité, dans toute leur intégrité, et dans toute leur âme. Bref, vous l'aurez compris, je suis tombé amoureux de cette voix et de cette voie d'expression du chant et de la musique... Au vrai, je n'ai plus qu'un désir : les entendre à nouveau dans tout ce qu'elles ont de plus vivant et de plus vivifiant.

vendredi 7 octobre 2011

Dear William


Chers amis mélomanes,

Aimez-vous Billy Higgins ?

Aimez-vous Erroll Garner ?

Aimez-vous Jackie McLean ?

A priori, la réponse à ces questions à peine rhétoriques ne peut qu'être positive... Non ? 






Brit Pleasure ?

Chers amis mélomanes,

Aimez-vous Britney Spears ?


mardi 4 octobre 2011

100D DAC

Pour ceux qui chercheraient un convertisseur numérique de qualité (made in Canada par l'un des meilleurs producteurs mondiaux de matériel audiophile), très fonctionnel, très musical, ergonomique et pas si cher que ça, voici le lien d'une chronique dont l'objet a été de tester le remarquable Simaudio 100D DAC (l'une des références incontournables de mon système audiophile actuel) : http://www.avguide.com/review/simaudio-moon-100d-usb-dac-tas-215 (mais vous trouverez également une très bonne chronique dans l'un des numéros du magazine Diapason de l'année écoulée). Comment décrire simplement sa musicalité ? Dynamique, très précis, avec une très bonne définition, une belle clarté étincelante (sans brillance), une présence physique perceptible et presque palpable, neutre, un bon équilibre tonal et une très belle image stéréophonique. A cela, l'on peut ajouter une excellente qualité de fabrication, une fiabilité à toute épreuve et un design des plus sobres et des plus efficaces. Les seules limites du produit concernent les aspects techniques, et ils sont au nombre de quatre : 1) l'entrée USB ne prend en charge que les signaux limités à 16/48 Khz (il faut donc investir dans un convertisseur USB/S-PDIF, afin de pouvoir bénéficier de fichiers haute définition) ; 2) il faut faire attention à la phase électrique de l'alimentation ; 3) il n'a pas assez le sens du rythme (un bas du spectre certes rapide, mais pas assez bien articulé, ni assez sec), et il lui manque un peu de raffinement ; 4) enfin, il lui faut plutôt des câbles dont la signature sonore et musicale est mate, privilégiant le staccato. Cela étant, rassurez-vous, il est avant tout musical et très attachant : alors, si vous en avez l'occasion, essayer de le tester dans un auditorium. Pour ce qui me concerne en tout cas, je l'ai adopté depuis longtemps, maintenant...

Bien musicalement à vous.



BBB+

BBB+ ? C'est la note suprême d'une musicalité accordée à des musiciens ayant du génie, et qui ont par là même une attitude musicale et esthétique empreinte d'intégrité, d'authenticité et d'inventivité (et de simplicité au sein d'une complexité mélodique et harmonique, parfois)... Mais à qui l'attribuer, me direz-vous ? Aux Geller, bien évidemment, Herb (saxophoniste alto, compositeur et arrangeur), et Lorraine (pianiste), étant leurs prénoms. BBB+, toujours, mais qu'est-ce donc là ? Que faut-il exactement entendre par là ? Le Bebop bluesy du blanc (et cool avec ça : ça, c'est le plus), tout simplement. Ainsi, de Herb, l'on pourrait dire qu'il est comme une sorte d'héritier inventif blanc de Charlie Parker, se situant entre Art Pepper et Sonny Criss (et parfois Sonny Stitt) : des chorus remarquables dont l'intensité, la densité, l'inventivité et la fluidité (et même parfois la sensualité aride, notamment sur les ballades), font de lui un musicien ayant indéniablement du génie - un musicien qui ne peut qu'éveiller l'intérêt du mélomane, l'enthousiasme du musicien et la curiosité des mélomanes en devenir et des amoureux du jazz. Mais ce génie ne se nourrit pas uniquement de ces éléments de virtuosité et de musicalité ; il se nourrit également et pleinement d'une volonté affirmée de forger une véritable oeuvre, à la fois simple et accessible : de nombreuses compositions originales en sont clairement le signe, et la qualité des arrangements n'est aucunement en reste, bien au contraire. Bref, vous l'aurez compris aisément : j'aime le musicien Herb Geller, et je vous invite à le découvrir ou à le redécouvrir, si vous le connaissiez déjà. Dans l'article que lui consacre le Dictionnaire du jazz, il est justement précisé qu'à "l'alto, lyrique, expressif, prolixe, plus crispé que cool, où affleurent des violences légères dont les déchirures, ni différées ni tellement retenues, débordent les canons de l'esthétique West Coast, on reconnaît qui passent, en contrebande, les fantômes noirs du bop."

Quant à Lorraine, dont je connaissais bien évidemment le nom, je dois avouer que je ne m'étais pas suffisamment intéressé à elle (hélas !) : mais, maintenant, c'est chose faite, et le moins que l'on puisse dire, c'est que mon amour et mon enthousiasme pour Geller ne s'arrêtent plus au seul Herb. Voilà une pianiste moderne des plus intéressantes et des plus séduisantes (pour une femme, c'est tout ce qu'il y a de plus normal, me direz-vous, mais...) - une pianiste vraiment moderne à la fois classique et bop dont la musicalité virtuose est proprement diabolique : des chorus endiablés dont la maîtrise technique, le drive et le swing sont tout simplement impressionnants et complètement entraînants (et souvent enthousiasmants) ; des chorus de ballades dont les chants et le débit arides (encore une fois), sont proprement désarmants et émouvants, et des expériences en solo faisant explicitement écho et hommage aux univers et au génie garnériens (et oui, il y a aussi du Erroll Garner chez Lorraine : j'en veux pour preuve le magnifique "Love (You Magic Spell)"). Dans le Dictionnaire du jazz toujours, il est dit de sa musicalité qu'elle est constituée de "phrases compactes" (certes oui, mais de longues phrases et de beaux discours dont le début, le développement et la fin sont clairement et distinctement exprimés), "de brèves brillances, un swing sec : il y a une instensité, une urgence gaie dans ce traitement sans ménage du piano." Elle me fait parfois penser à un musicien tel que Pete Jolly, mais en plus enthousiasmant et en plus intéressant musicalement... Bref, là encore, vous l'aurez compris, j'aime la musicienne Lorraine Geller, et je vous invite également à la découvrir ou à la redécouvrir.

Pour finir, une petite sélection discographique :

- Herb Geller Quartet, The Gellers, (CD 222984-203 OLP #19) (réédité chez Fresh Sound)
- The Herb Geller Sextette, (CD  222985-203 OLP #20) (réédité chez Fresh Sound)
- Maynard Ferguson, Birdland Dream Band Volume 1, (CD BMG RCA Victor Gold Series 09026638732)
- Maynard Ferguson, Birdland Dream Band Volume 2, (CD BMG RCA Victor Gold Series 82876555662)
Chers amis mélomanes,

Aimez-vous Katy Perry ?

lundi 26 septembre 2011

Pour le reste maintenant, une chose principalement pour ce soir : elle touche à une découverte surprenante faite lors d'une charmante et très agréable soirée chez un ami mélomane et cinéphile. Cet ami, donc, féru de musique et de cinéma, mais féru également de produits audiophiles en tous genres, a fait l'acquisition de l’un des derniers joujoux technologiques et audiophiles produits sous l'impulsion de Jean-Michel Jarre : l'AeroSystem One (http://www.jarre.com/AeroSystem-One-Ipod-Speaker-Dock) – un joujou qui avait fait un certain buzz lors de sa présentation officielle, mais dont je n’avais plus du tout entendu parler ensuite – un joujou, à dire le vrai, dont on peut se demander s’il ne relève pas uniquement de l’objet marketing. En fait, il s'agit d'une station d'accueil dédiée spécifiquement pour l'utilisation d'un ipod, comme il en fleurit beaucoup à notre époque (mais pas uniquement : tout ce qui concerne les modes de diffusion numérique contemporains sont pris en charge via un seul port USB ; et, visiblement, il y a même une entrée pour brancher une platine vinyle : trop cool, et à essayer en tout cas…) – une station ipod, donc, mais nécessairement accompagnée d’un caisson de basses, étant donné le petit format des haut-parleurs et du dispositif général. Durant cette agréable soirée, il nous a été donné l’occasion de tester et d’apprécier cet objet dont le design est explicitement contemporain : longiligne, sobre et assez discret (il épouse un décor intérieur de façon très discrète et presque impersonnelle). Quant à l’écoute musicale à proprement parler, maintenant : ce dont je me souviens parfaitement, c’est qu’il y eut de programmés à partir de l’ipod de notre hôte, Kate Bush et Pink Floyd (et bien d’autres, mais je ne me souviens pas très clairement de quels artistes il s’est agi) ; le résultat est des plus surprenants : il est avant tout évident que cet objet a été conçu et optimisé dans l’optique d’une diffusion musicale et sonore effectuée à partir d’un ipod comme source principale ; ensuite, si l’écoute ne peut en aucune manière prétendre se hisser au niveau de systèmes audiophiles et musicaux traditionnels (notamment en terme de neutralité, de précision et d’expressivité), il reste qu’elle est musicale, sans toutefois pouvoir être débarrassée des scories d’une écoute purement hi-fi : le bas du spectre est efficace mais trop flatteur sans aucune nuance (aucune neutralité apparente), le haut n’est pas assez nuancé (sans être agressif, néanmoins, ce qui est assez appréciable), seul le médium tire son épingle du jeu, en étant clair, assez bien défini, mais, là encore, un peu flatteur et pas assez nuancé… J’ai vraiment regretté, ce soir-là, de n’avoir pas été en possession de mon ipod afin de tester plus avant et plus précisément ce système avec des morceaux que je connais presque par cœur… La prochaine peut-être. Enfin, indépendamment de ce regret, ce système m’a tout de même donné l’envie de le tester sur mon système ou sur le système de mon ami, mais en le reliant à des dispositifs plus classiques ou même plus actuels que l’ipod : bref, j’ai envie de l’écouter relié à une platine vinyle, à un ordinateur diffusant des formats cd’s ou en haute définition (si toutefois les convertisseurs internes de cette machine les prennent en charge), et à l’une de mes platines cd’s de référence, simplement pour savoir ce qu’il a vraiment dans le ventre… Là encore, ce sera peut-être pour une prochaine fois. En tout, dans la mesure des possibilités et des commodités, une écoute préalable est à conseiller avant tout achat (mon ami m’a confirmé que ce système était en effet un peu cher…). 

Bien musicalement à vous, 

Un mélomane casqué…
J'oubliais chers amis mélomanes : voici le lien de ce blog http://imdmusique.blogspot.com/ A très bientôt.
D'abord, sur la platine dimanche dernier :

- Arturo Sandoval, Swingin' (CD GRP 98462)
- Reuben Hoch, Of Recent Time (Naim naimcd088) : musicalement remarquable (vraiment), et la production sonore l'est tout autant, si ce n'est plus...
- Patrick Artero, Artero Vaudoo (Plus Loin Music PL4514) : musicalement très agréable et parfois même très intéressant, avec une production sonore sans égal dans la production contemporaine. Ce label est sans doute l'un des plus remarquables (si ce n'est le plus remarquable) et l'un des plus soigneux, tant du point de vue de la stéréophonie (on se croirait chez Rudy Van Gelder, mais avec un nombre de pistes bien plus important), que du mixage et du mastering. Et, en plus, musicalement, c'est libre, puissant, très bien arrangé et jamais ennuyeux. - Claude Barthélémy, Solide (une amaible gravure du cd par un ami très cher) : l'une des productions autour du format power trio les plus impressionnantes, avec des musiciens exceptionnels ; en tout cas, l'une des plus grandes productions de la musique de guitare, et l'une des plus impressionnantes et remarquables sessions de Loïc Ponthieux à la batterie (un batteur de mon coeur, sans doute aucun).
- Herb Geller, The Herb Geller Sextette (222985-203 OLP #20) : l'essence de la musicalité ? De quoi est-elle faite, cette évanescente musicalité ? Ici, elle est synonyme de swing, cool, bop, et cela dans le registre d'une intégrité et d'une authenticité proprement désarmantes.
- Kiss, Dynasty (Mercury 532 388-2) : pour "I Was Made For Loving You" (et pour ma femme), dont les producteurs de Fame, à n'en pas douter, se sont inspirés... Le reste, la prochaine fois... A très bientôt j'espère.

samedi 24 septembre 2011

Et Matthew Shipp, le connaissez-vous ?
Connaissez-vous Herb Geller ?

mardi 20 septembre 2011

Chers amis mélomanes,

Oui, en effet, il y a bien longtemps (trop longtemps, à dire le vrai) que j'ai écrit quelques lignes... Au programme de cette chronique, deux choses principalement. La première concerne une découverte : la partie que le site internet d'Arte consacre à la retransmission de concerts Live (Arte Web Live), et cela dans tous les genres musicaux ; on y côtoie aussi bien Bootsy Collins que Bruckner (Mulatu Astatke, Indigo trio en compagnie de Michel Edelin, certains des concerts de la Roque d'Anthéron et plein d'autres choses), et on découvre même des musiciens et des musiques proprement géniaux (et tout le temps intéressants) ; en outre, la qualité d'enregistrement et de retransmission (tant du point de vue de l'image que du son) est des plus remarquables, ce qui ne gâche absolument rien.

La seconde chose touche précisément à la manière d'apprécier la musique à partir d'un tel support : pour ce qui me concerne, j'ai pris pour habitude de ne l'apprécier qu'à partir d'un ordinateur et d'une écoute sur casque. Or, afin d'augmenter de façon considérable le plaisir d'écoute et l'appréciation que l'on peut et doit avoir de la musique sur internet (à partir d'un ordinateur et d'un casque), deux éléments sont à peaufiner : le premier touche au casque (le mien : Sennheiser HD 590, avec une impédance de 120 ohms, en attendant mon prochain casque), et il doit absolument faire l'objet d'un soin particulier ; dans la mesure du possible et des moyens pécuniaires, il faut tâcher de privilégier des produits de qualité audiophile que vous aurez pu tester au préalable (si vous n'utilisez que la sortie casque de votre ordinateur, il faut absolument privilégier les casques avec une impédance de 32 ohms - pour les plus chanceux et les plus fortunés, il faut privilégier les impédances de 250 ohms ou de 600 ohms : attention toutefois, s'agissant de ce dernier niveau d'impédance, seuls les meilleur systèmes audiophiles sont en mesure d'alimenter convenablement ces casques). Le second élément auquel il faut également apporter un soin particulier, c'est le mode d'amplification de votre casque : dans le pire des cas, vous utilisez la seule sortie casque de votre ordinateur ; dans le meilleur des cas, vous vous équipez de tout un système audiophile comprenant un convertisseur disposant d'entrées USB (relié à votre ordinateur), lequel est branché à un amplificateur (pour casques ou pas) : c'est très bien (c'est même ce qu'il y a de mieux musicalement), mais c'est coûteux... Pour ce qui me concerne, j'ai choisi une solution intermédiaire : je relie les entrées analogiques de mon ampli pour casques (Pro-Ject Head Box) à la sortie casque de mon ordinateur et je règle le volume sonore du système d'exploitation au maximum ainsi que celui de l'interface qui m'est proposée pour apprécier le contenu musical, et c'est pas mal du tout, et je me surprends même à trouver ça très bien... Bien évidemment, il ne s'agit pas des qualités que je retrouve sur mon système audiophile habituel, mais étant données les circonstances précises dans lesquelles je suis amené à apprécier ces contenus, j'éprouve énormément de plaisir et de satisfaction lorsque j'écoute de la musique sur casque à partir de mon ordinateur. Attention : il ne s'agit là que d'une solution intermédiaire et modeste qui est bien commode et peu coûteuse. Pour le reste à vous de voir, bien évidemment (il existe fort heureusement plusieurs solutions techniques plus ou moins coûteuses, afin d'améliorer votre perception et votre appréciation de la musique sur internet, sur un ordinateur et sur un casque ; n'hésitez pas à me contacter pour d'éventuels conseils)...

A très bientôt et bonne musique à tous.

Un mélomane casqué parmi tant d'autres...

lundi 21 février 2011

Hier dimanche : un bon dimanche ? La réponse : oui, oui et encore oui ; ce fut même un excellent dimanche... Au programme de ce dimanche particulier donc : de franches rigolades, des amitiés de maternelle, des activités royal canin, des crêpes, un poulet, des frites, une synthèse, de la musique (pas mal, mais pas encore assez), des jeux vidéos et quelques images d'"Alien Resurrection" (le bluray). Pour ce qui concerne la musique : un chef-d'oeuvre très connu entendu sur France Musique, "Blue train" de John Coltrane ; un autre chef-d'oeuvre de la musique contemporaine, "Leeway" de Lee Morgan (le CD remasterisé par Rudy Van Gelder en 2002), un vinyle de Chk Chk Chk et un de Rick James ("Street Songs" : vous savez, le superbe LP dont la pochette présente la photographie de Rick James arborant une superbe Rickenbacker) ; s'agissant des jeux vidéos : les superbes "Dead Space 2" et "Need For Speed Hot Pursuit". "Street Songs" et Rick James, maintenant : outre les qualités musicales et sonores de cette production Motown de 1981, je dois avouer que j'ai été particulièrement intéressé par le titre "Ghetto Life" et le travail du batteur (difficilement identifiable, étant donnée la liste impressionnante des musiciens qui ont effectivement participé à cette session) ; le batteur donc : quelque chose de ce que j'aime énormément chez les grands batteurs, lesquels sont avant tout de grands musiciens et de grands accompagnateurs : la proposition claire et concise d'une dynamique soutenue inscrite dans une maîtrise du temps qui, elle-même, soutient à la fois la vitalité, les grooves et schémas mis en place, et le swing même du morceau - un peu à la façon de ce que Jeff Porcaro faisait continûment. Bref, j'ai envie d'écouter à nouveau ce LP et en particulier "Ghetto Life"...

mardi 15 février 2011

Un oubli lors de la dernière publication : le mélomane audiophile que je suis a commandé un nouveau joujou musical ; je serai normalement en possession de cet objet électronique la semaine prochaine. Ah, oui, j'allais oublier de vous dire de quoi il retourne : il s'agit d'un convertisseur numérique/analogique de la marque canadienne Simaudio (le modèle 100D DAC). Là encore, à venir peut-être plusieurs présentations des prestations sonores et musicales du joujou en question dès que je l'aurai installé sur mon système de référence... Peut-être, en tout cas, si je ne suis pas trop paresseux.
Des obligations scolaires et universitaires, encore et toujours (Julie avait décidément raison : "tous mes maux sont mon ouvrage")... Et cette satanée envie de musique qui ne cesse de me tarauder. Heureusement, je l'écoute, je l'apprécie et je l'aime presque par-dessus tout ; mais pas encore assez, selon le goût immodéré de mon envie. Vous vous en doutez, beaucoup de musique écoutée et aimée depuis tous ces mois pendant lesquels je n'ai pas pris la peine d'écrire : et cela sur tous les supports, qu'il s'agisse des disques numériques et analogiques traditionnels, qu'il s'agisse de ce qu'internet peut nous offrir, qu'il s'agisse de la radio (France Musique), que ce soit à l'occasion malheureuse d'une mort (Gary Moore, George Shearing ou d'autres), ou qu'il s'agisse fort heureusement des concerts. A ce titre, s'il est une redécouverte fondamentale dans ma mélomanie et mon amour de la batterie, ce fut pour moi l'occasion et la chance heureuses d'apprécier le travail et le génie de Jack Dejohnette sur scène. A venir peut-être, donc, dans les jours et semaines qui suivront, une série de mises en lumière des musiciens de la batterie et de la musique en général qui, à chaque fois, ne cessent de m'enchanter et de m'enthousiasmer, tels Jeff Porcaro ou Jack Dejohnette (mais pas uniquement), par exemple. D'où vient cette idée (quelle belle question : "D'où viennent les idées") ? La réponse est simple et se déploie suivant deux plans. Le premier émane d'une simple et pertinente question posée lors d'un simple repas : "Mais quel type de batteurs aimes-tu ?" Non pas "Quels sont les batteurs que tu aimes ?", mais "Quel type de batteurs aimes-tu ?" Au fond, cela ne revient-il pas à demander la chose suivante : "Quelle conception et quel amour de la musique as-tu quand tu es en train de l'écouter et de l'apprécier ?" La seconde, vous vous en douterez, provient avant tout de mon amour de la batterie et des musiciens de la batterie...
A bientôt et bonne musique à tous.