J'ai oublié : le concert de Joe Louis Walker a également été l'occasion de découvrir un remarquable musicien (un "illustre inconnu", pourrait-on se hasarder d'ajouter, à la façon d'Alain Gerber) ; son nom : Murali Coryell. Coryell, comme Larry Coryell ? La réponse est oui : le "fils de", donc, est à la fois chanteur (on l'a apprécié tel quel à plusieurs reprises, fort heureusement), guitariste (continûment), arrangeur, producteur et compositeur (certaines de ses propres compositions ont été à l'honneur durant le concert) ; il est en outre très talentueux et pourrait même avoir parfois du génie (et en plus de ça, francophone et peut-être francophile - il suffisait de remarquer les quelques regards et sourires de JLW emprunts d'admiration à son endroit, durant le concert)... En tout cas, les trois aspects principaux qui caractérisent la musicalité de cet excellent musicien touchent au chant (un Michael Bolton à la fois dirty et nasty, et aimant véritablement la musique, et ne vivant que pour elle), la guitare (un guitariste dont les parties rythmiques sont bluesy et funky, et dont les chorus sont efficaces et souvent pertinents), et l'entertainement (un peu racoleur sur les bords, mais sans jamais être vulgaire, ni provocateur, ne voulant qu'un échange désirable avec le public, et cela avec, quoi qu'il en soit, une sincère humilité et une certaine pudeur). Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré le fils de Coryell, et je n'ai donc plus que deux désirs : le découvrir absolument (j'ai vraiment envie de vous y inviter aussi), et le redécouvrir à nouveau sur scène.
Bien musicalement à vous.
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